Je crus pouvoir l'oublier, cette Force, sur moi cette enclume,
Mais ce n'est point un poids, mais bel et bien une force que voilà,
Tel un roi déchu récupérant sa couronne,
Je viens ressuciter la plume qui dans mes pensées, trône.
La vie vous oublie mais l'encre laisse sa trace,
Indélébile et indissociable de mon avenir,
Je ne pensais faire parti de cette race,
Celle de ceux: qui écrivent pour vivre, qui vivent pour écrire.
Mon sang est d'encre, et le noir m'élève au niveau supérieur,
Les lettres mon oxygène, les pages mon espace vital,
Ma vie privée sur une feuille de papier supérieur,
L'écriture tel le Saint Graal.
Un temps cette flamme est parti,
L'écriture au placard et place aux soucis,
J'ai cherché au plus profond de mon être l'encre perdue,
Puis a resurgit au milieu des décombres comme convenue.

